Extrême droite, l’envers du décor

lundi 7 décembre 2015
par  Webmestre FSU
popularité : 21%

Même si les dirigeants de l’extrême droite ont mis à profit les événements récents pour diviser un peu plus la population, les résultats des précédents scrutins laissaient entrevoir ceux du 6 décembre.

Le FN représente un grave danger pour la démocratie et les solidarités. La surenchère sécuritaire, le repli sur soi ne permettront pas de résoudre les problèmes quotidiens.

Sur des dossiers décisifs pour nos vies tels que l’emploi, les transports, les lycées, la culture, la formation professionnelle, le développement économique, l’environnement, la région détient des compétences de la plus haute importance dont nous ne pouvons abandonner la responsabilité à l’extrême-droite.

L’Observatoire intersyndical des villes gérées par l’extrême-droite s’est réuni à Béziers en mai 2015 et a publié à la suite les Actes de cette journée de travail. Un aperçu de ce qui s’y passe… notamment dans les écoles :

- Relations avec les élus : Le 24 septembre, Robert Ménard, le maire de Béziers, en visite dans une école, a insulté et menacé un de nos collègues qui avait refusé de lui serrer la main. Depuis son élection à la ville de Béziers, Robert Ménard sème le trouble avec des conceptions passéistes de l’école et de multiples débordements racistes : port de la blouse uniforme au blason de la ville, dénigrement de l’école publique et de ses représentants dans les médias, stigmatisation des populations scolaires selon leurs origines…

Le 22 septembre, le maire FN de Beaucaire et conseiller régional (Julien Sanchez) a été condamné pour avoir traité de "racailles" des enseignants en marge d’un CA en Juin 2014.

Conseil d’école : tentatives d’ingérence pour modifier les règlements intérieurs afin de les rendre plus excluants. Des enseignants se font insulter par les élus. A Marseille, ce sont des menaces : « On se reverra à un autre moment, dans un autre endroit, et la situation sera bien différente ! »

- Réduction des effectifs des agents territoriaux : diminution des ATSEM à Hayange. A Bollène, les ATSEM ont subi des changements d’affectations obligatoires, toutes ont dû changer d’école. Elles subissent aussi des pressions : baisses arbitraires de leur note administrative, plus elles ont de jours de maladies et moins elles ont de primes. Les heures supplémentaires ne sont pas payées, on leur impose des RTT et des congés, il n’y a aucune souplesse.

- Crédits attribués aux écoles sont en baisse à Bollènes.

- Sélection des intervenants et diminution des subventions pour les sorties scolaires ou classes transplantées à Fréjus.

- Attaques contre les pauvres : fermeture du Centre Communal d’Action Sociale, suppression brutale d’études dirigées et de dispositifs « coups de pouce » (comme à Bollène, ou Beaucaire). Recul de la gratuité et/ ou hausse des tarifs (transport ; cantine : Beaucaire, Le Pontet, Villers-Cotterêts...), exclusion des services municipaux périscolaires des plus précaires comme les enfants de chômeurs (Béziers), bulletin municipal ciblant les « parents profiteurs » (Beaucaire).

- Subventions aux associations : Bollène encore, une association culturelle travaillant sur le tissu social (aide aux devoirs, cours d’informatique, cours d’alphabétisation pour adultes, ateliers cuisine, etc. ) a dû mettre la clé sous la porte alors que les effectifs de la police municipale ont doublé.

- Instrumentalisation de la laïcité : En s’attaquant aux cantines, en proposant des crèches au moment de Noël sous prétexte de tradition locale ou des messes à l’occasion de festivités laïques, les élu-es d’extrême droite rappellent leur préférence « ethnique et religieuse » créant les conditions d’une politique d’exclusion : exemple du fichage ethnique réalisé par recensement des prénoms des enfants inscrits dans les écoles de Béziers.

Au moment où les nouveaux programmes d’enseignement moral et civique nous rappellent notre rôle dans la promotion des principes et valeurs nécessaires à la vie commune dans une société démocratique, Il est de notre devoir, notamment à nous, enseignant-e-s, de nous mobiliser contre le Front National.


Documents joints

Actes Villes gérées par l'extrême droite 20 mai (...)

Contact

FSU 52 - Haute-Marne


46 rue Victoire de la Marne
52 000 Chaumont


Tél : 07 81 21 94 68
Mél : fsu52@fsu.fr


Secrétaires départementaux :
Cathy Jacques et Alexandre Bally